En Bourgogne, tous les vins rouges classés en appellations d’origines contrôlées sont issus du plan Pinot noir.
Le
caractère du pinot se trouve sur la peau du raisin qui contient des
milliers de levures différentes. Ces levures vont être directement
liées au sol et à la climatologie de l’année de production.
C’est
là la magie du Pinot. Les vins sont différents d’une vigne à l’autre et
sur une même vigne d’une année à l’autre. Nous ne savons jamais ce que
nous allons faire comme vin avant de l’avoir mis en bouteille.
Pour
obtenir du terroir l’essentiel de son caractère il faut donc le
respecter : cultiver sa terre comme un jardin, ne pas polluer des sol
avec des herbicides et des produits chimiques de manière inconsidérée.
Si
la vigne est une liane rustique et vivace, elle est aussi sensible aux
maladies saisonnières telles que le mildiou ou l’oïdium pour ne citer
que les principales.
Dans la lutte qui s’engage à partir de mai jusqu’à la fin du mois d’août, nous restons raisonnables.
Nous
choisissons des molécules de produits phytosanitaires capables de
respecter le milieu et limiter le nombre de traitements. Avec
l’expérience nous arrivons à faire de l’homéopathie là où certains
pratiquent encore la chimiothérapie.
Enfin, pour faire du bon vin avec du pinot, il ne faut pas chercher à en faire beaucoup.
Les rendements réglementaires suivant les appellations et les années de production sont limités de 35hl à 48hl à l’hectare.
Sur
le domaine, 90% des vignes sont vieilles (entre 45 à 70 ans). C’est une
chance, car elles donnent des vins complexes, à la fois fruités et
élégants.
Même
si elles sont naturellement peu productives, il faut savoir adapter la
charge des raisins à leur vivacité pour arriver à une bonne maturité.
Ce travail commence à la taille.
Pendant l’hiver, chaque pied (il y en a 90 000 sur le domaine) va être raccourci. Suivant sa force, nous lui laissons de4 à 10 bourgeons.
Au
départ de la végétation, nous évasivons chaque bourgeon, c’est-à-dire
que nous supprimons toutes les doubles ou triples pousses pour n’en
garder qu’une.
Après avoir palissé les pampres, nous commençons dès le début de la véraison (début de la maturation de la grappe) à vendanger en vert avec pour objectif de ne laisser que 7 à 8 raisins maximum sur chaque cep.
Au total sur une saison, nous allons repasser manuellement au moins 8 fois.
Le
vin de bourgogne ne peut pas être élaboré industriellement, il faut
beaucoup de travail et d’attention avant que les grappes tombent dans
la cuve, mais c’est à ce prix que nous continuerons à faire la
différence.
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Domaine Gille
34 RD 974 Rte des grands Crus 21700 COMBLANCHIEN France